Palabre #1 – Pour un nouvel éco-système de la culture

La Palabre - Crédit : PointBarre

Dimanche 12 octobre 2014 à 11hSalle de l’Atelier du Conservatoire à Bordeaux
> Invité : Guillaume du Boisbaudry
> Dans le cadre de la manifestation ALTERNATIBA GIRONDE – www.alternatiba.eu/gironde/

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A la suite de la Palabre #0 du 17 juin 2014, l’analyse des débats et des propositions nous ont permis de choisir trois premiers axes de travail, constituant un premier cycle de rencontres. Toujours dans la volonté de réunir les désirs de participation au renouvellement des référentiels métropolitains, nous avons pu cibler :

#1- La question de la culture inscrite dans un écosystème métropolitain.
#2- La question de la « rentabilité » de la culture et de ses acteurs, dans tous ses sens.
#3- La question du caractère « populaire » et de ses injonctions.
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La Palabre #1 – Pour un nouvel éco-système de la culture :

La réflexion s’articule autour de l’idée de considérer les activités culturelles – au sens large du terme – comme un écosystème, où les différents acteurs ne sont pas isolés dans un univers cloisonné, mais en interaction permanente, se nourrissant mutuellement. Un système où l’on pense la naissance et la croissance des initiatives, leurs moyens matériels et leur économie, dans une logique qui n’est plus verticale, mais horizontale. En gros, nous travaillons sur le même objet, et partageons le même territoire, il est nécessaire de considérer l’ensemble du tissu culturel avec un même niveau d’importance, chacun étant nécessaire à l’autre. Une écologie, donc.

Questionner la culture en termes d’écosystème permet de :
– Envisager le problème dans sa globalité : dans l’écosystème tous les utilisateurs sont pris en compte, notamment les utilisateurs finaux (amateurs, praticiens, clients, publics, usagers), ce qui permet de dépasser le cadre enfermant de la filière.
– Envisager la dimension temporelle : le système est dynamique, changeant, évolutif, divers, diversifié, chacun y évolue à un rythme singulier, et tous interconnectés dans un cadre global.
– Replacer la question de l’économie à sa juste place : comment s’organisent les échanges – pas uniquement monétaires – entre les acteurs ?
– Intégrer une dimension écologique à la réflexion : comment un « système » favorise t-il (ou non) l’éclosion des initiatives ? Comment agence t-il la diversité ? Comment organise t-il le repli des obsolescences ?
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Guillaume Du Boisbaudry :

Directeur de la revue Nécessaire. Il est depuis 2012 directeur de recherche à l’Institut des Hautes Études en Arts Plastiques. Il est chargé de cours en philosophie de l’art durant 5 ans à l’École nationale supérieure d’architecture de Paris-La Villette. Il voyage en France et à l’étranger et observe des expériences réalisées issues d’utopies comme le jardin-forêt de Steve Page, les propositions architecturales d’auto-construction en forêt du mouvement Reforesting Scotland, ou alors les expériences de culture forestière et de forêt communautaire de Croft 7 près d’Inverness.

Palabre 0 - Crédits : Marta Jonville